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Aspects philosophiques du droit de l’arbitrage international (Volume 329)

in The Hague Academy Collected Courses Online / Recueil des cours de l'Académie de La Haye en ligne
Author:
Emmanuel Gaillard
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(70,214 words)

ABSTRACTThe law of arbitration, even more than the private international law, says Emmanuel Gaillard, Professor at the University of Paris XII, lends itself to a reflection of the philosophy of law. The notions, which are essentially philosophical, of will and freedom are at the heart of the matter. The parties’ freedom to prefer a private form of settlement of disputes to the state courts, to choose their judge, to forge the proceedings which seems to be the most appropriate for them, to determine the rules of law applicable to the dispute, the freedom of arbitrators to adjugate on their own competence, to determine the sequence of the proceedings and, when the parties fail to act, choose the norms applicable to the merits of the dispute, and raise a lot of questions of legitimacy. Even more fundamentally, the fact that the arbitrator renders a private decision on the foundation of the willingness of the parties equally raises the question of the source of this power and of the consequent juridical status of the decision. In the first instance, Professor Gaillard studies the representations of international arbitration: the international arbitration reduces the international arbitration founded on the plurality of state legal orders, and the arbitral legal order to a component of a given state legal order. He is then interested in the consequences of the representations of international arbitration, whether it is on the power to judge, on the decision of the arbitrators, or on the possibility of the judgement.

Le droit de l'arbitrage, plus encore que le droit international privé, relève Emmanuel Gaillard, Professeur à l'Université de Paris XII, se prête à une réflexion de philosophie du droit. Les notions, essentiellement philosophiques, de volonté et de liberté sont au cœur de la matière. La liberté des parties de préférer aux juridictions étatiques une forme privée de règlement des différends, de choisir leur juge, de forger la procédure qui leur paraît la plus appropriée, de déterminer les règles de droit applicables au différend, la liberté des arbitres de se prononcer sur leur propre compétence, de fixer le déroulement de la procédure et, dans le silence des parties, de choisir les normes applicables au fond du litige, soulèvent autant de questions de légitimité. Plus fondamentalement encore, le fait que l'arbitre rende une décision privée sur le fondement d'une volonté des parties qui l'est tout autant soulève la question de la source de ce pouvoir et de la juridicité de la décision qui en découle. Dans un premier temps, le Professeur Gaillard étudie les représentations de l'arbitrage international : l'arbitrage international réduit à une composante d'un ordre juridique étatique donné, l'arbitrage international fondé sur une pluralité d'ordres juridiques étatiques, et l'ordre juridique arbitral. Il s’intéresse ensuite aux conséquences des représentations de l'arbitrage international, que ce soit sur le pouvoir de juger, sur la décision des arbitres, ou sur le sort réservé à la sentence.

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